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 Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]

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Frenchtouch03
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MessageSujet: Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]   Ven 24 Jan 2014 - 19:24

Résumé :

Chef : bien qu'indépendant, Krorgark fait parti de la Waaagh ! Gorgutz.

Faction : Ork.

Rang : Boss (Titre plus important que nob, mais moins que Big Boss. C'est à peu près l'équivalent de chef de guerre.).



Les Orks se reproduisent d'une manière bien étrange : ils lâchent des spores inconsciemment dans la nature, et de ses spores sortes de nouveaux Orks un peu plus arriérés que les autres nommés Orks sauvages, ou Ork Sauvaj' dans leur langage primitif. Ces nouveau-nés font exactement la taille et la force des autres Orks plus "développés", ce qui leur vaut souvent railleries et mise à l'écart de la part des autres Xenos. En effet, leur manque de connaissance du monde les poussent à devoir faire leurs preuves aux yeux des autres, en allant cogner des marineboyz, par exemple, ou tout simplement sur la tête de leurs détracteurs. C'est ce qui amena Krogark à frapper le Boss attitré de son clan de sauvaj', mais il faut croire qu'il ne cognait pas assez fort, car il fut vaincu et banni, menant une existence de chasseur paria dans la jungle hostile de son monde natal. Un jour, une grande agitation frappa la planète : de nombreux vaisseaux étrangers déversaient des messagers, et les Orks Sauvaj' montaient sans (Presque.) une hésitation. Aux oreilles de Krorgark arriva la rumeur du lancement d'une Waaagh ! et, surtout, du départ du Boss qui l'avait humilié pour "allé s'fair' un nom dans la Galaxi ". Alors, Krorgark se fit embaucher en tant que Boyz anonyme dans les nouveaux rangs de son ancien Boss. L'assaut fut finalement porté sur une planète impériale du nom de Cordatus Prime, bastion de marineboyz, et, ayant survécu aux premiers affrontements, Krorgark attendit son heure... L'occasion se présenta lorsque le Big Boss de la Waaagh ! confia à son ancien chef  les commandes d'un assaut majeur et indispensable à la survie de la Waaagh !, qui finalement, avait du plombs dans l'aile face à l'élite de l'Imperium. Quittant les combats après le premier assaut, Krorgark se dirigea vers l'imposant Gargant de commandement. Un Nob voulu le tuer pour désertion, il fini finalement avec son propre Kikoup' dans le ventre. Atteignant la "sal' du Chéf" Krorgark apprit que, pris dans l'enthousiasme de sa promotion, le Chéf en question était parti casser quelques têtes pour l'occasion. L'état-major attendait dans la salle, et fut très surprit de voir un chasseur Ork à l'air légèrement arriéré  leur tomber dessus, ou du moins cette surprise dura le court laps de temps qu'ils leur restaient à vivre. Le Chéf trouva son état-major méconnaissable, et pour cause, puisque ses tripes étaient éparpillées un peu partout. Commencent à croire qu'il y avait une "ruz" là-dessus, il remarqua de ses yeux de lynx (Le lynx de sa planète d'origine était presque aveugle, mais ça, il le précisait rarement.), il remarqua Krorgark, barbouillé du reste de ses ennemis, le défier selon la pratique rituel de son clan. Le combat fut bref, violent, et finalement, Krorgark en sortit vainqueur, faible, mais heureux.

Privé d'état-major, l'offensive Ork en contrebas avait été repoussée, mais avec tellement d'efficacité que les Space Marines menèrent une contre-attaque dans le dos de l'armée adverse, qui finit par être éparpillé dans l'espace. Le Gargant de commandement dans lequel se trouvait Krorgark fut remporté dans le vaisseau-mère de la flotte ("On va pa lèssé sa, kel gachi."), qui s'enfuit, échappant de peu au massacre. L'histoire a oublié le nom du Big Boss, mais ce devait être un vicieux parce qu'il lâcha le Gargant de Krorgark dans l'espace avec une réserve d'oxygène de trois jours, une fois que ce dernier lui ait expliqué pourquoi son chef était mort. Finalement, le Gargant s'écrasa sur une planète connu sous le nom de Kronus...
Mais même là Krorgark avait sinistre réputation, et impossible de se cacher : les fleurs toxiques de la jungle dans laquelle il avait vécu la plus grande partie de sa vie avait subtilement altéré son apparence : plus sombre que les autres, son bras gauche portent une longue marque luisante (Signe d'un affrontement avec un Scorpion Lanceur de Dards de sa planète.) et ses yeux deviennent d'un violet malsain et dérangent la nuit...


¤¤¤


L’armur’ en Oss

Cette plaine était évitée des deux camps qui avaient participés à son ravage. Les Orks et les Impériaux avaient lutté pendant exactement dix minutes dans cette grande plaine, les Squiggoths terrassant les titans et les Baneblades éventrant les Gargants. Dix minutes, pour l’état-major froid, c’est court. Pour le soldat, ces dix minutes se transforment en siècles. Le sol ce dérobe sous leurs pieds, mais c’est le cadet de leurs soucis, puisque le ciel, rendu malade par les explosions et les appareils de mort qui le traversait, semblait vouloir les écraser. Puis il n’y avait plus de ciel : les Titans et les Gargants entraient dans la danse infernale, le cachant ; les soldats ne servaient plus à rien, car la seule chose qui puisse vaincre un Titan est un autre Titan. Des centaines de milliers d’hommes et d’Orks étaient morts ce jour là sans rien pouvoir rien faire. Il n’est pas étonnant que l’on raconte qu’ils reviennent se venger. Jusqu’à présent, personne n’était revenu sur cette plaine maléfique et hanté. Mais voilà qu’à la timide lueur de l’aube qui parvenait à grand peine à traverser les nappes de fumée, une silhouette bien vivante et bien verte progresse parmi les décombres…

Krorgark était parti tôt, ce matin, afin de visiter cet endroit lugubre pour une raison que lui seul connaissait. Ou peut-être aussi ses deux Grots. Mais Gisbit et Trulit dormaient encore en ronflant quand il était parti. Voici donc l’Ork qui avance dans ce territoire hanté…

« S’te fichu androi. Grogna Krorgark. Cé pa normal… »
Les Orks n’ont peur de rien, même pas du ciel qui tombe sur la tête. Beaucoup d’Orks mourrait même comme ça chaque jour. Mais les ces Peaux-Vertes avaient un certain sens de la normalité des choses : des ennemis morts, vaincus il y a longtemps, leurs entrailles éparpillées partout sur le champ de bataille, qui revenait vous taper dessus, ce n’était pas du jeu. Non pas que ce soit interdit ; juste pas du jeu. Et Krorgark aime s’amuser, c’est pourquoi il n’aime pas les zombis (Sa dernière rencontre avec cette engeance avait donné lieu à un épisode de sa vie qu’il préférait oublier.) ; logique. Et voilà que des cris étranges résonnaient maintenant dans la plaine alors qu’il s’engageait dans un défilé formé par les restes d’un Titan. Accélérant le pas, Krorgark chercha un moyen de sortir de ce défilé afin de mieux visualiser la plaine. Voilà qu’un débris avait bougé à sa droite. Levant son automatik, l’Ork tira au jugé (Ce que fait normalement tout Ork, mais étant Sauvaj’, ça n’était pas dans ces habitudes.). Le débris retomba et une main décharnée apparue en tombant. Krorgark fini de décharger son arme dans la même direction, et puis un peu autour, histoire de. Il sorti finalement du défilé sans problèmes, pour tomber dans une cuvette formée par les débris de divers appareils ; et bien entendu, son objectif, qu’il avait remarqué ce matin, était à l’opposé. Soupirant, il se remit en route, en réfléchissant au moyen de passer la véritable muraille de métal une fois cette dernière atteinte.

Le crépuscule palpait le jour de ses doigts glacé, cherchant à l’engourdir pour préparer le chemin à sa maîtresse la nuit. Krorgark n’avait toujours pas atteint la muraille. Ayant marché tout le jour, il s’arrêta pour reprendre son souffle. S’asseyant sur les débris d’un Buggie, il observa avec attention ceux d’un Land Speeder, se demandant comment diable cette machine pouvait voler sans hélices ou autres instruments polluants et bruyants. Mais voilà que de derrière le Land Speeder cassé sortirent trois corps décomposés, deux Impériaux et un Ork, qui tendirent leurs bras vers Krorgark en riant sombrement.
L’Ork répéta l’opération qu’il avait accomplit plus tôt dans la journée, mais d’autres zombis approchaient, menaçant de l’encercler. Décidant de fuir, à sa grande honte, l’Ork chargea parmi les cadavres ambulants, en démembrant quelques uns (Une fuite bien Ork.). Malgré tout, il fut maîtrisé par ses adversaires qui l’assommèrent.

Il se réveilla porté par des zombis, fermement tenu. Il était pour lui impossible de bouger, et sa tête était tournée vers le ciel. Il essaya jusqu’à risquer de se décrocher le coup de voir ce qui l’entourait, mais impossible de voir autre chose que le ciel et la tête d’un des zombis qui le portait. De toute évidence, le second avait perdu cette partie de son corps. Il faisait nuit jeune. Des piliers faits de bric et de broc vinrent briser la monotonie de la vision de l’Ork. Peu après, on le lâchait rudement sur le sol, et ses escorteurs disparurent comme par magie. Se levant, il remarqua qu’il se trouvait au centre d’une large étoile à huit branches tracée dans le sol et remplie d’ossements. A l’extrémité de chaque branche se dressait un pilier, comme ceux qu’il avait entr’aperçu en arrivant. Derrière lui, un autel grossier, sur lequel reposait un corps vêtu d’une armure sombre, les bras croisés sur sa poitrine un bâton menaçant. Voilà donc pourquoi cette plaine était évitée de tous…
Le cadavre descendit de l’autel, ses yeux brillants d’un feu mauvais.
« Un nouveau fidèle ! Réjouissez-vous mes enfants ! »
Une cacophonie de cris (Dont certains, cru noter « le nouveau fidèle », étaient des pleurs.) retentirent dans l’obscurité environnante, des cris qui parfois n’avaient rien d’Humains, ni d’Orks.
« N’aie crainte, fils, nous sommes là pour toi, pour te révéler la vraie voie. »
Remarquant qu’on lui avait laissé ses armes, Krorgark brandit son kikoup’ et chargea la maléfique créature. Alors qu’il s’apprêtait à la frapper, le bâton aux formes menaçantes s’illumina, l’envoyant par terre un peu plus loin. Ce fut au tour du prêtre mort-vivant de rire, alors que des mains jaillissaient du sol pour emporter Krorgark qui se débattait comme un damné.
« Tu es bien trop excité. Va donc dormir, mon fils. Dors auprès de tes frères. Demain, commencera ta nuit éternelle, cadeau des dieux sombres…
-C’est bien pour ça que nous sommes là ! » Clama une voix claire et net d’Humain.
Il y eu un bruit de déchirement de l’air, un éclair bleu, et le bâton du sorcier explosa ; au même moment, Krorgark n’eu plus besoin de se débattre : sans le catalyseur qui les alimentaient en magie, les Enfants du Chaos s’étaient arrêté de l’attirer sous terre.
Entre les bras sans vie qui l’entouraient, Krorgark vit un individu vêtu d’un ample manteau sombre, un chapeau à large bord cachant son visage, un pistolet à plasma encore fumant dans la main droite. A ses côtés, trois guerriers casqués,  armés d’une grande épée et d’un large bouclier, repoussaient les assauts furieux de plusieurs zombis.
L’Ork choisit ce moment pour s’enfuir en courant.

Honteux, essoufflé, Krorgark se reposait contre les restes d’un Baneblade. Comment avait-il pu fuir ? Depuis qu’il était arrivé sur cette planète, il se ramollissait, il n’était plus le même. Que devait-il faire, maintenant ? Sa recherche était peut-être au-dessus de ses capacités ?
A l’instant même où il pensait cela, au bruit d’une grande explosion, une grande lueur verte envahit l’endroit. Krorgark sentit son courage revenir.
« Gork ? » Murmura-t-il.
N’était-il pas le Krorgark chasseur ? L’Ork qui avait traqué son ennemi à travers l’espace ? Celui qui avait survécut dans le vide spatial avec pour seul vaisseau un Gargant ? Poussant un rugissement, l’Ork Sauvaj’ se précipita dans les ombres, avec la ferme intention de ne plus jamais se poser de questions stupides. Après tout, si un Ork ne peut pas faire quelque chose, il s’en rend compte quand il est mort.

En fait, Krorgark venait d’assister à un bête effet de chimie : le carburant instable d’un Gargant se déversait dans le moteur plein d’un liquide pur d’un Baneblade, créant ainsi cette ambiance verdâtre. Mais les dieux ont-ils besoin d’être extraordinaire pour se manifester ? S’il y a bien une chose que les Orks ont comprise, c’est que la foi passe par la confiance… Et bon sang que les Orks sont confiants dans leurs dieux !

Les zombis ne sont pas connus pour leur grande intelligence. Néanmoins, certains, comme les Gardiens Noirs de cette plaine maudite, avaient gardés leurs esprits corrompus. Avec leur chef, il cherchait à tuer les infidèles afin qu’ils aient la chance de se convertir en voyant les beautés de l’au-delà chaotique… Et là, ils étaient à la recherche de l’Ork qui avait échappé à leur maître. Les six sombres silhouettes de Space Marines corrompus s’arrêtèrent au signe du Gardie Noir de tête. Il avait cru sentir quelque chose. En effet, les zombis n’entendent plus que les ordres de leur maître mais peuvent sentir la vie. Alors qu’une respiration sépulcrale résonnait dans les ruines de la plaine, il localisa le fou qui était revenu défier le Chaos. C’était bien l’Ork, et il était… Juste derrière ? Se retournant aussi vite que sa non-vie le lui permettait, le Gardien Noir vit ses cinq camarades gisant à terre, définitivement mort, leur cadavre entourant deux yeux d’un violet malsain. La paire d’yeux se précipita sur lui, et il sentit que ses jambes se dérobaient sous la force d’un coup.
Quelques instants après, l’âme corrompu du Space Marine allait recevoir sa juste récompense dans l’au-delà chaotique, et Krorgark repartait vers le cercle où il avait laissé sorcier.

Quand Krorgark entra discrètement dans le cercle, se cachant dans l’ombre comme il l’avait fait tant de fois au cours de sa vie, il fut accueilli par un cri, mais il ne lui était pas destiné. Sur l’autel, le corps meurtri de l’Inquisiteur était torturé par le sorcier, occupé à travailler les intestins de son « hôte » avec des objets en métal.
« Vois-tu maintenant le pouvoir du Chaos, pauvre larve ? Le défier n’était que folie, bêtise ! Regarde ce que tu me forces à faire… Comme c’est malheureux, nous aurions pu être frère, mais je vais t’envoyer en dans les enfers chaotiques, alors que je t’offrais le paradis. »
Grimpant silencieusement les marches qui le conduiraient à sa proie, Krorgark leva son kikoup’. L’Inquisiteur poussa alors un cri en le voyant, croyant à un nouveau supplice. Le sorcier se baissa à une grande vitesse par rapport à son état de décomposition avancé, et faucha les jambes de l’Ork qui dégringola les marches jusqu’à terre.
« Encore toi ? Siffla le corrompu. Mais, tu étais mort de peur… En mon pouvoir… Qu’à cela ne tienne ! »
Se retournant vers son prisonnier, il cria dans une langue inconnue, et lui arracha un bout des intestins qu’il était occupé à transpercer et les jeta devant Krorgark. Ils atterrirent à quelques mètres de lui avec un son répugnant et restèrent immobiles, provoquant l’hilarité de l’Ork jusqu’à ce que les intestins se mettent à bouger. Une extrémité se leva, se tourna vers et Krorgark à la manière d’un serpent. L’Ork ouvrit le feu immédiatement. Déchiré de toute part, l’intestin s’écroula à nouveau, agité cette fois de soubresauts. De ses plaies et ses extrémités s’échappaient un liquide noirâtre à l’odeur répugnante, qui se regroupa une fois au sol dans la forme gigantesque d’un serpent à face de loup décharné. Son corps n’avait pas vraiment de forme solide et était parcouru d’explosions provoquées par les bulles d’air qui s’échappait de cette masse liquide. Fonçant vers Krorgark avant que ce dernier n’ait eu le temps de dire « dakka », il ouvrit la gueule démesurément et l’engloutit. A l’intérieur, les dents elles mêmes n’étaient pas résistantes, mais le poids commençaient à menacer même l’Ork qu’était Krorgark.
« Jé paf è tou ce chemin pour krevé maidnan ! Cria L’ork. Jé vu dé Mange-Faces plu tégneu k’toi ! WAAAGH ! »
Et en effet, selon le jeu bien connu des peaux-vertes, Krorgark se mit à mordre le serpent de liquide. Cette opération répugnante dura deux minutes, tant et si bien qu’à la fin, il ne restait hors du ventre de l’Ork qu’un misérable tas de boue qui rampait vers son maître. L’ork lui vomit alors dessus les restes de son corps et il finit brûlé par l’acide. Il y a peu de choses dans l’univers capables de résister au système digestif d’un Ork, et cette abomination n’en faisait pas partie. Le sorcier le regardait d’ »un air ébahi, et  pour la première fois depuis des années, un cri de terreur s’échappa de sa gorge morte. Pour la première fois depuis des années, en voyant cette Ork s’approcher de lui avec un sourire carnassier, la terreur le submergeait.
Alors que Krorgark détachait de sa ceinture certain des divers objets pointus qui l’accompagnait toujours, il sut qu’il allait passer une longue nuit.

Dans l’ombre, une silhouette massive quittait au pas de course le cercle formé par la chute du Titan où elle avait passé la nuit. Quelques instants après, le soleil apparut à l’horizon, réchauffant la terre meurtri par la guerre. La silhouette s’arrêta dans un rond de lumière : la clarté du soleil était filtrée par deux orbites creuses gigantesques, à la manière des projecteurs. Un titanesque squelette de Squiggoth gisait devant l’arrivant. Krorgark, détachant un marteau et une pique de sa ceinture, dans la lumière du soleil levant commença à détacher une large portion d’os.


¤¤¤

Achat de l’Armur’  en Oss et de la Gross’ Pikouz’

Le vendeur vit arriver un énorme morceau de ce qui semblait être un os, mais avec deux pieds d’Ork. La chose essaya de passer par la porte avec fracas un fois, avec fracas deux fois, avec un juron une fois, avant de finalement se résoudre à passer profil. C’était Krorgark.
« Alut. Fit celui-ci en posant bruyamment le morceau d’os sur le comptoir du vendeur. J’vien pour ça. Me d’mandé pa comment j’lé eu, cé tro lon, mé chpeu vou dir’ k’cétai fendar, et k’sè un morsso d’oss de Squiggoth. Ce serè pour une armur’, vayé ? Une Armur’ en Oss, en kek’sorte. »
Hochant pensivement la tête, le vendeur disparut par une porte derrière le comptoir avec le morceau d’os (Après avoir essayer de passer une fois avec fracas, deus fois avec fracas, une fois avec un juron, avant de se résoudre à se mettre de profil pour pouvoir passer.).
Sifflotant bruyamment pour faire passer le temps, Krorgark inspecta les étagères éclairé par le soleil de cette magnifique journée. Alors qu’il regardait un chargeur, ce dernier fut poussé de côté par une petite forme ronde à deux pattes qui tomba à terre. Reculant pour mieux voir, l’Ork vit un Squig, petit et rond, de couleur rouge violacée, avec deux petits yeux extrêmement expressifs et une paire de fortes petites jambes. Emettant un « squig » de mécontentement, la petite créature se dirigea d’une manière pataude derrière le comptoir. Krorgark sauta sur la petite créature, mais cette dernière se mit alors à bondir, bondir, et rebondir partout dans la salle, pour finalement s’arrêter sur le doigt de Krorgark, fermement accroché avec la mâchoire. L’Ork sentit un poison se répandre dans ses veines ; rien de grave, puisqu’il avait vécu sa jeunesse dans les émanations toxiques des plantes et de divers animaux de sa jungle natale.
« Un Squig poison… » Murmura Krorgark, content de sa découverte.
Le vendeur revint, avec un chef d’œuvre (Du oint de vue Ork.) d’armurerie.
Cachant sa main sur laquelle le Squig était toujours attaché, il s’informa du prix (250 Crédits.) et prit aussi trois grosses lames et un ensemble de clou, d’écrou et de cordes.
Krorgark partit, le sourire aux lèvres, fière de sa nouvelle armure et de sa gross’ pikouze absolument unique (90 Crédits.).


¤¤¤


Le Shock Attack Gun de Krorgark


Krorgark venait tout juste de réussir à hisser son tout nouveau Shock Attack Gun sur sa maison perchée  qu’il était déjà assis dans son salon, à observer l’arme posée sur une table. L’Ork Sauvaj’ ne bougeait pas d’un cil. Quelque chose chez cette arme ne lui plaisait pas, malgré le côté « Mistik et légendèr’ » des trois crânes de Bizarboyz enfermés dans autant de boules de bronze. Le Shok Attack Gun permettait de téléporter des Snotlings à travers le Warp et de les faire apparaître dans le dos de l’ennemi. Quand Krorgark pensait « dans le dos », c’était littéralement, puisque le voyage d’un Snotling pouvait très bien finir à l’intérieur d’un ennemi ; cause des ravages de cette arme. Les petits peaux-vertes, rendus fous par le voyage, grattaient frénétiquement pour sortir de leur prison de chair, pouvant même éventrer un Space Marine ! Mais pour ouvrir un passage dans le Warp, il fallait toute une machinerie qui déplaisait fort au côté primitif et conservateur de l’Ork, alors qu’il avait trouvé récemment  une piste qui pourrait lui rendre service…
Quelques instants plus tard, le Shock Attack Gun passait par la fenêtre pour s’écraser un peu plus loin, sa précieuse machinerie brisée.
« Gisbit ! Trulit ! » Hurla l’Ork.
Un petit Grot vint de la terrasse, obéissant à l’appel de son maître.
« Où èss k’il est, l’autre ?
-Il est encore en haut, patron. » Répondit Gisbit en désignant l’étage supérieur de la maison.
Avec un grognement, Krorgark tira sur une corde qui pendait du plafond, et ce dernier s’ouvrit, déversant tout ce qu’il y avait à l’étage réservé aux Grots de la maison dans le salon.
Enlevant la crotte qui venait de lui tomber dessus, Krorgark reprit :
« Allez les Grots, on par en voyaj’. Prenez vos affair’ et préparez-vous à transporter kek’chose de lour… »

Le voyage ne fatiguait guère Krorgark, habitué des longues marches et surtout increvable en tant qu’Ork, mais ce n’était pas le cas de ses deux Grots… Ces derniers croyaient mourir d’épuisement quand Krorgark leur dit enfin de s’arrêter. Ils étaient dans une jungle, au plus profond des Marais Putrides. Il n’y avait presque pas de lumière bien que l’on soit en plein midi. Le groupe de Peaux-Vertes se trouvait au bord d’une petite clairière dont le sol était torturé, noir et laid, même pour les Marais. Au milieu, au pied d’un arbre tout aussi déplaisant que le sol alentour, se trouvait un champignon énorme. Ce n’était pas un champignon ordinaire : les points blancs classiques semblaient être autant d’étoiles perdues dans l’infinie de sombre bleutée du chapeau. Curieux, Trulit voulu avancer pour toucher, mais Krorgark l’arrêta sans mot dire en plaçant sa main. Un petit caillou tomba de sa poche et tomba dans la clairière.
« J’te konseil de pa fair’ com’ le kaillou. » Dit Krorgark.
Avant que les Grots n’aient pu demander pourquoi, la caillou s’éleva dans les airs et disparu après s’être déformé atrocement.

L’Ork Sauvaj’ sortit alors les trois boules de bronze contenant les cerveaux de Bizarboyz – qu’il avait attaché à la manière d’un bola – et entra résolument dans la clairière. Le champignon semblait rétrécir à mesure que les cerveaux se rapprochaient et lorsque Krorgark les lança pour l’enserrer, il n’était plus si gros que ça.
« Bon, vou me prenez ça et me suivez. »
Les Grots se dirigèrent vers le champignon en sautant et courant. Il riait de voir leur maître triompher des épreuves : si c’est lui le plus fort, il ne peut normalement rien leur arriver.
« Et surtou vou ne le laissez pa tomber, hein ? Paske sinon… »
C’est ce moment que choisit Gisbit pour trébucher. Le champignon  roula à terre et une sphère de bronze ne fut plus en contact avec le ce dernier. Aussitôt, un cri suraigu transperça la jungle et les tympans des Peaux-Vertes, les jetant au sol ; Krorgark cru même voir le morceau de champignon libéré du contact des cerveaux de Bizarboyz se distordre de manière violente. Mais ce qui attira son regard fut la créature cauchemardesque qui venait d’apparaître dans un éclair : haute de plus de deux mètres, pourvue d’ailes membraneuses et d’une grande gueule garnie de crocs, elle fixa ses yeux à la couleur autant changeante que celle de son corps sur l’Ork Sauvaj’. Vaguement humanoïde, elle avança d’un pas chancelant vers lui.
L’Ork lâcha un juron et chercha son automatik’, qu’il saisit dès qu’il le vit et ouvrit le feu. Mais une énergie chaotique arrêtait les balles avant qu’elles ne blessent la créature. Finalment, la Gargouille - car s’en était une - arriva au contact et envoya d’un coup de griffe Krorgark dans les arbres au-dessus d’eux, lui faisant perdre à nouveau son pistolet. Trulit fut la cible suivante du démon, qui se dirigea vers lui lentement.
Dans un arbre, accroché à une branche, Krorgark reprenait ses esprits sous les cris de motivation de son Squig-Poison. Il remarqua Trulit qui hurlait de terreur à l’approche de la créature du Warp, quelques arbres plus loin. Secouant la tête, le Chasseur se releva et sauta de branche en branche avec une facilité et une discrétion déconcertante au  regard de son armure (Il l’avait prévu pour préserver son style de chasse, en même temps.). Il se laissa tomber sur la crinière terriblement froide et à l’aspect de feu de la Gargouille, enfonçant ses lames dans ses yeux, sa gorge, son torse, n’importe où. La créature démoniaque se mit à quatre pattes et rua et bondit jusqu’à faire tomber Krorgark à la renverse. Lançant un regard mauvais à ces proies si dure à dévorées, la Gargouille lança un cri d’animal blessé et s’éleva dans le ciel en déployant ses ailes. Il y eu un éclair de lumière, puis plus rien. Le monstre était repartit d’où il venait.

Dans sa maison, Krorgark venait de finir sa nouvelle version du Shock Attack Gun. Cette fois-ci, l’arme pouvait se « klipser » à son armure, et était nettement moins encombrante : là où il fallait une énorme machinerie dans l’ancienne version, voilà que l’on se retrouvait avec seulement un gros renfort du bras gauche ; les imposantes branches à sphère de bronze rotatives avait été considérablement réduite, ne laissant finalement entre elle et l’arme même pas assez d’espace pour passer un doigt d’Ork. Un paquetage transportant le dangereux champignon avait été rajouté à l’armure et on pouvait y « ranger » les Grots qui servaient de munitions. La valve contenant l’énergie du Warp pouvait être ouverte en actionnant avec la main droite une manivelle prévue à cet effet.
Content de sa nouvelle arme de tir, Krorgark alla chercher le sac rempli de Grots vendu avec l’arme pour remplir son nouveau paquetage dorsal. Il ne trouva qu’un sac vide ouvert par le fond.
Après un soupir, il annonça à ses Grots qu’il sortait et alla chasser les petits Peaux-Vertes.

Et Baalakai qui l’attendait dans les Marais Putrides…

EDIT : rajout du résumé le 25 janvier 2014 à 18 h 42.
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MessageSujet: Re: Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]   Dim 16 Mar 2014 - 13:04

j'aime bien la petite reference a asterix. tres bien ecrit, c'est valide (meme si ca l'etait depuis un moment deja, j'avais pas eu le temps de repondre a ce moment)

un seul truc qui m'etonne, pourquoi des credit pour l'armure ? les orks monayent avec des dents !

_________________
"le monde semblait sur le point d'exploser, le sol tremblait jusqu'a s'effondrer et des corps de métal sortait de la terre, recouvrant le précipice comme le ciel d'étoile émeraude."
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MessageSujet: Re: Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]   Dim 16 Mar 2014 - 13:47

Oups, c'est uune faut de ma part : dans mon dernier JdR, ppour faire plus simple, l'argent était placé sous l'appelation "Crédit", mais il faut faire la modification en message RP. Le Marché (Où j'ai acheté l'Armur' en Oss et de quoi faire la maison du petit Squig-Poison.) n'en étant pas vraimentt un, je n'ai pas parlé de dents...

Une référence à Astérix ? Je n'ai pas dû faire exprès, ou j'ai oubié, désolé !
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MessageSujet: Re: Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]   Dim 16 Mar 2014 - 17:15

ce sont des chose qui arrivent ^^ faudras juste corrigé ca et c'est tout
la reference a asterix c'est:
"Les Orks n’ont peur de rien, même pas du ciel qui tombe sur la tête."

mais c'était pas un reproche ou une critique, c'est plutot sympa  Laughing ne l'enleve surtout pas !

_________________
"le monde semblait sur le point d'exploser, le sol tremblait jusqu'a s'effondrer et des corps de métal sortait de la terre, recouvrant le précipice comme le ciel d'étoile émeraude."
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MessageSujet: Re: Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]   Lun 17 Mar 2014 - 17:01

Ah oui, je m'en souviens maintenant... Merci des compliments !

Krorgark fait parti de ces personnages pour qui ont a donné tout ce qu'on avait... Plus de trente pages d'historique et des dizaines d'ennemi écrasés dans un JdR dit "Tactique", ce n'est pas rien ! Je suis très content de voir que tu apprécis.
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MessageSujet: Re: Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]   

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Krorgark, maraudeur Sauvaj' [VALIDE]
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